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Economie

Le secteur pétrolier

Le secteur pétrolier joue un rôle très important en Norvège. Il représente (chiffre de 2005) un tiers des recettes de l’Etat. Quelque 80 000 personnes travaillent dans des entreprises en lien avec le pétrole, et les répercussions de ce secteur sur d'autres activités économiques sont conséquentes. La Norvège est le troisième exportateur mondial de pétrole et de gaz. D’après l’estimation comprise dans le budget 2006, la valeur des ressources pétrolières restantes dont la présence est attestée sur le socle norvégien se monterait à 4210 milliards de couronnes. Moins d’un tiers de nos ressources estimées a été exploité. Le niveau d’activité en cours sur le socle norvégien est très élevé. En 2005 ont été produits 250 millions de mètres cubes standard d’équivalents pétroliers, ce qui correspond à la consommation énergétique annuelle de plus de 100 millions de ménages norvégiens.

L’expérience née de bientôt 40 années d’exploitation du pétrole et du gaz, dans l’une des régions du monde exposées aux conditions climatiques les plus rudes, vaut à la Norvège un savoir-faire et une compétence spécifiques, tant en ce qui concerne l'efficacité que la sécurité de l'exploitation. L’acquisition de cette compétence a toujours fait partie des objectifs principaux que s’est assignés la Norvège dans le cadre de sa politique pétrolière. Si une part importante des connaissances nécessaires lui a d'abord été apportée par des sociétés étrangères, le pays possède aujourd'hui une industrie pétrolière de haut niveau, compétitive sur le plan international. Le secteur couvre à la fois les compagnies pétrolières, les sociétés de distribution et les organismes de recherche. Il est à l'origine de fortes impulsions dans le sens de l’innovation et du développement technologique, y compris dans d’autres branches de l’économie norvégienne.

La Norvège a l’ambition de se placer, au plan mondial, en tête des avancées dans les domaines de la technologie et de l’environnement. Il est important d'oeuvrer pour que l'activité pétrolière n'entre pas en conflit avec les impératifs de la protection environnementale. Le fait de miser sur l’élaboration d’une chaîne de valeur du CO2 constitue un pas important dans ce sens.

Les sociétés de distribution norvégiennes interviennent dans la plupart des étapes de l’activité - depuis la prospection et les travaux de développement, jusqu’à la production et au transport. Ces sociétés font désormais partie des mieux placées au monde. Les entreprises en question s’étant dotées d’une représentation dans chacun des départements du pays, les répercussions économiques locales et régionales de l’activité pétrolière peuvent être importantes, même dans des parties du pays que l'on n'associe pas habituellement au pétrole.
 
Les pouvoirs publics, par une stratégie dynamique en faveur des régions les plus septentrionales, cherchent à renforcer la coopération par-delà les frontières nationales, et à encourager les échanges de compétences entre différents pays. Le fait d’investir de façon ciblée et à long terme sur les régions du Grand Nord aura également des effets positifs sur les zones du pays les plus excentrées.

La technologie norvégienne est reconnue sur le plan international et les grandes sociétés spécialisées dans la technologie sous-marine occupent une position de tête sur le marché mondial. Les exportations dans ce domaine représentent, chaque année, plusieurs dizaines de milliards de couronnes.

En 2007 débutera l’exploitation de 2 grands sites gaziers qui, sur le plan technique, relèvent l’un et l’autre d’un travail de pionnier à l’échelle du monde :

Snøhvit (”Blanche-Neige”) est le nom d’un gisement de gaz situé 340 mètres au-dessous du niveau de la mer, dans la Baie de Hammerfest, et qui comprend également des champs de condensat et de pétrole à une profondeur plus importante. Les installations pétrolières comportent 19 puits d’extraction et un puits d’injection de CO2. Le volume des réserves de gaz exploitables s’élève à 160 milliards de m3.
Le flux brut extrait des puits sera acheminé par un gazoduc d’une longueur de 160 km jusqu’à l’installation de l’île de Melkøya, où le gaz sera traité et refroidi jusqu'à liquéfaction (pour l'obtention de GNL, gaz naturel liquéfié). Le CO2 contenu dans le gaz sera séparé et réacheminé jusqu’au gisement, dans lequel il sera réinjecté. Le GNL sera transporté par bateau jusqu’aux différents sites de distribution.

Le gisement d’Ormen Lange, quant à lui, est situé au large de la partie centrale de la Norvège, à une profondeur comprise entre 800 et 1100 m au-dessous du niveau de la mer, et contient 375 milliards de m3 de gaz. Le site d’Ormen Lange, dont les installations sont en cours de construction, comprendra 24 puits répartis sur 4 grilles sous-marines. Le flux brut extrait du puits sera acheminé par des conduites multiphases jusqu’à l’installation terrestre de Nyhavna, où le gaz sera séché et comprimé, avant d’être transporté jusqu'en Grande-Bretagne par le plus long gazoduc d’exportation existant (1200 km).

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Photo: (c) Knut Vadseth

Photo: Norsk Hydro

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