Photo: Photo: Eskil Sivertsen, UD.

La Norvège soutient le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU

Dernière mise à jour: 20.12.2015 // En 2016, la contribution norvégienne au Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU (CERF/FCIU) s’élèvera à 380 millions de couronnes. Cette annonce doit intervenir lors de la conférence des donateurs organisée aux Nations Unies le 17 décembre, à l’occasion du 10ème anniversaire de la création du fonds.

Plus de 125 millions d’êtres humains, touchés par la multiplication de conflits souvent durables, autant que par des catastrophes naturelles, ont à l’heure actuelle besoin d’une protection et d’une aide humanitaire.

 

« Le nombre de personnes en attente d’une assistance dans le monde atteint aujourd’hui un niveau record. Le CERF est un élément essentiel du dispositif qui permet à la Norvège et à la communauté internationale d’intervenir sur le front des crises humanitaires. La Norvège fait partie des contributeurs les plus importants à ce fonds depuis sa création, il y a dix ans. Les sommes en question sont utilisées pour subvenir rapidement au coût des situations les plus urgentes, mais elles sont aussi allouées à des crises « oubliées » et sous-financées qui représentent une lourde misère tout en faisant l’objet de peu d’attention à l’échelle internationale », explique le Ministre des Affaires étrangères, M. Børge Brende.

  

Au cours des dix dernières années, le CERF a versé plus de 4 milliards d’USD aux acteurs de l’humanitaire présents dans 93 pays – soit, en 2015, 429 millions pour des actions menées dans 38 pays. Cet organisme a fourni à des millions de personnes une aide d’importance vitale, depuis les victimes du séisme survenu au Népal jusqu’aux groupes de populations qui fuient la violence en Birmanie, dans la Corne de l’Afrique, au Darfour, au Sud-Soudan, au Yémen, en Syrie et dans les pays voisins.

 

Le CERF joue aussi un rôle capital lorsqu’il s’agit de renforcer les synergies et la coordination de l’intervention au niveau d’un pays.

 

« Face aux besoins humanitaires énormes qui restent aujourd’hui sans réponse, il importe qu’un plus grand nombre d’États contribuent davantage. Le fait qu’une poignée de pays donateurs assument presque 90 % du budget total du fonds s’avère problématique », ajoute le ministre.


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